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Qui sommes nous ?


Le ReAct est un réseau d'appui à l'organisation des travailleurs et citoyens du monde. Il les soutient dans la construction d'organisation locales et d'alliances transnationales.
La mission : avoir plus de pouvoir pour négocier avec les entreprises transnationales (ETN).

 


 

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Les piliers du ReAct

 

 

 

Document pdf Plaquette de présentation du ReAct (4.07 M)

Escalier

Un outil du ReAct pour la transformation des conflits : Les 4 marches du pouvoir des dominés

L'escalier à 4 marches est un outil servant à construire les conditions d’une négociation équilibrée entre deux parties fortement inégales, notamment dans le cas de conflits socio-économiques asymétriques entre grandes entreprises et populations locales.

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[ACTUALITES]

Intensification de la répression sur la plantation Socfin Agricultural Company contrôlée par Bolloré

publié le 11 septembre 2015

Parution de membres de la MALOA lors d'une audience

Arrestation de 7 membres de l'association MALOA en Sierra Leone

Le 8 septembre, ils allaient rencontrer leurs voisins et autres villageois de Nyandehun pour leur proposer de rejoindre la MALOA -association de défense des droits des paysans riverains des plantations de la Socfin de Bolloré-, quand la police les a arrêtés. Amie, Idrisa, Mohamed, Abu, Morie, Luseni et Momoh ont été emprisonnés pour avoir « inscrit des noms sur une liste dans le village sans en avoir averti le chef traditionnel. » Ils sont détenus depuis à la prison de Sahn. Amie avait été désignée lors de la dernière réunion de l’association pour mettre à jour les adhésions et inscrire les nouveaux membres dans ce village. La MALOA est une association légalement enregistrée auprès des autorités de Sierra Leone. Ses membres tentent de s’organiser collectivement pour défendre leurs droits vis-à-vis de la firme multinationale. De nombreux représentants de l’association sont déjà poursuivis en justice mais ne se laissent pas décourager et comptent bien exercer leur droit constitutionnel à la liberté d’association.

Note d'information du SYNAPARCAM

publié le 26 mai 2015

La Synergie Nationale des Paysans et des Riverains du Cameroun en abrégé SYNAPARCAM a été informée via un communiqué de la SOCFIN d’accusations proférées en son endroit par la SOCFIN.


SYNAPARCAM tient tout d’abord à dire qu’elle est une association régulièrement légalisée selon les lois de 1990 portant sur les libertés d’associations. A cet effet, les autorités publiques camerounaises sont parfaitement informées de son existence. Une existence dont la SOCFIN a la fâcheuse tendance à nier malgré les multiples correspondances et relances à son endroit (l’opinion a eu vent de ces correspondances). Le dernier communiqué de la SOCFIN en est encore la preuve. Pourtant, le SYNAPARCAM est membre de l’Alliance Transnationale des Riverains du Cameroun, la Sierra Léone, le Libéria, la Côte d’Ivoire et le Cambodge. Le SYNAPARCAM dispose de …. Membres régulièrement inscrits et structurés dans … villages riverains aux plantations de la SOCAPALM  à Dibombari, Mbongo, Mbambou et Kienké. Elle est donc le seul mouvement étant représenté  à cette dimension.


C’est fort de ce capital et en raison du mutisme persistant de la SOCFIN que le SYNAPARCAM a initié des mouvements de contestations non violent. L’opinion, par les médias, et les autorités publiques qui ont étaient aussi informés de l’initiative ne peuvent contester le caractère non violent de cette initiative légitime. C’est une affirmation mensongère que de dire que les manifestants étaient armés de gourdins, de machettes et de faucilles. C’est autre mensonge de parler de vol de régimes de fruits car les manifestants se sont rués devant l’entrée des usines et des embauches afin de réclamer des discussions avec des responsables de la SOCAPALM qui ont manifesté leur arrogance et leur refus de négocier. Le blocage des usines et des activités d’embauche n’est que la conséquence de ce refus de négociation face à une foule des riverains aux portes de l’usine et des points des bureaux d’embauche.  Le but des manifestations - parvenir à un climat de dialogue afin d’apporter suite aux revendications des riverains des plantations du groupe SOCFIN-Bolloré du Cameroun mais des autres pays de l’alliance des riverains SOCFIN-Bolloré- avait clairement été spécifié dans les multiples correspondances adressées à la SOCAPALM et dont l’opinion et les autorités publiques ont été informées.


En ce qui concerne les demandes des riverains, elles ont aussi été clairement spécifiées dans les multiples correspondances ainsi que par la concertation avec le groupe Bolloré. Elles se regroupent autour de l’accaparement des terres, de la pollution des eaux et de l’air dans les villages riverains et les infrastructures de service public en compensation. Tout cela est bel et bien consacré dans les baux emphytéotiques. En ce qui concerne la pollution et les infrastructures de service public, les faits, qui ont relayés par les medias, ne souffrent d’aucune contestation. D’ailleurs, le communiqué de la SOCFIN n’en dit point mot.


En ce qui concerne l’accaparement des terres, il bien effectif car les riverains se plaignent n’avoir pas eu une bonne partie des terres rétrocédées. C’est pourquoi le SYNAPARCAM réclame auprès du groupe SOCFIN-Bolloré une expertise indépendante afin de constater les terres non rétrocédées. Mais la SOCFIN ignore cette réclamation opportune mais profère en retour des menaces. Une marque manifeste de sa non coopération et qui a déjà été constaté par le Point National Français de l’OCDE.

 



 

Communiqué de la Socfin

publié le 11 mai 2015

Ci-dessous un communiqué de la Socfin, publié à la demande expresse de celle-ci :

Depuis le 23 Avril 2015, la SOCAPALM, notre participation au Cameroun, été confrontée à de graves exactions matérialisées par :

> Le blocage des accès à nos sites, ce qui a empêché nos employés d’arriver à leurs lieux de travail tant dans les plantations que dans les usines, ainsi que la circulation des camions affectés au transport de nos régimes. Il en est donc résulté une paralysie totale de l’activité de notre société.

la suite...

 


 

Résistance mondiale contre les accaparements de terres par Bolloré et Socfin

publié le 23 avril 2015

Mobilisation riverains cameroun

Les paysans privés de leurs terres lancent une série d’occupations sur les plantations Socfin au Cameroun, au Liberia, au Cambodge et en Côte d’Ivoire qui va durer jusqu’aux Assemblées Générales des groupes Socfin (27 mai) et Bolloré (4 juin).
« Ces terres nous ont été volées. Nous venons maintenant les reprendre et les occuper jusqu’à qu’un accord avec Bolloré et la Socfin soit trouvé». Avec Michel Essonga, ils sont 6 000 paysans camerounais à avoir vu leurs forêts détruites et 40 000 ha de leurs terres appropriées par la Socapalm, une plantation contrôlée par la Socfin. Ce jeudi 23 avril, l’occupation de la plantation à Dibombarri inaugure une série d’actions qui se poursuivra au Cambodge la semaine suivante, puis au Liberia et en Côte d’Ivoire. Mis en relation par l’ONG ReAct, les paysans affectés par les abus de la même multinationale aux quatre coins du globe ont décidé d’unir leur force pour contraindre l’entreprise à respecter leurs droits.
Le groupe Bolloré est l’actionnaire principal (39%) de la Socfin qui détient des plantations industrielles de palmiers à huile et d'hévéas dans ces pays. Depuis 2008, l’expansion de ces plantations est continue. Les surfaces plantées des sociétés africaines de la Socfin sont passées de 87 303 à 108 465 ha entre 2011 et 2014.Une augmentation de 24% qui se fait au détriment des terres des communautés locales multipliant ainsi les tensions Pour tenter de résoudre ces conflits, Bolloré avait accepté d’entamer un processus de négociation dont le 1er round a eu lieu à Paris le 24 octobre dernier avec les représentants des communautés de ces cinq pays. Mais Hubert Fabri et Philippe de Traux de Wardin actionnaires belges historiques de la Socfin ont repoussé cette volonté d’apaisement. Ils ne reconnaissent comme interlocuteur que les autorités publiques et refusent le dialogue avec les communautés. « Ils profitent de la corruption massive qui gangrènent les autorités publiques de nos pays » explique Ange Tchrouin Saré , président de l’Union des Villages Déguerpis victimes des plantations Socfin en Côte d’Ivoire. Le groupe Bolloré a finalement fait marche arrière et s’est aligné à la position dure des Belges.
« Le non-respect des promesses nées de la rencontre avec le groupe Bolloré en octobre 2014 a exacerbé les frustrations des populations locales, ajoute Neth Prack au Cambodge. Mais nous sommes déterminés et nous organiserons de nouvelles actions dans tous les pays tant que nous n’obtiendrons pas la reconnaissance de nos droits. ».

Convergence des luttes au Forum Social Mondial

publié le 30 mars 2015

FSM 2015

2 membres du ReAct ont pu se joindre aux milliers de participants du FSM 2015 à Tunis du 24 au 28 Mars. Les organisations et militants des 4 coins du monde s'organisent pour joindre leurs forces. Le ReAct participe activement aux convergences mises en place sur les accaparements de terres et de l'eau, les résistances aux pouvoir et abus des entreprises multinationales, et le renforcement du réseaux des travailleurs des centres d'appels. A suivre !

Rencontre franco-marocaine des salariés de B2S

publié le 20 mars 2015

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Du 10 au 13 mars 2015, une quinzaine de syndicalistes français et marocains se sont retrouvés à Paris. Animée par le ReAct, cette rencontre a permis de renforcer l'alliance transnationale des salariés du groupe de centre d'appel B2S, implanté d'un côté et de l'autre de la Méditerranée. Ces trois jours ont permis de mettre en commun les revendications portées au sein des différentes filiales afin de mettre fin au chantage à la délocalisation et à la concurrence entre les salariés que tente d'imposer la direction. Une avancée prometteuse pour la suite.

 


 

De nouveaux organisateurs au Cameroun

publié le 10 mars 2015

Mission sur le terrain - Cameroun

Un mois sur le terrain a permis au ReAct d'élargir son équipe d'organisateurs locaux et de renforcer l'organisation des paysans et riverains des plantations Bolloré (SYNAPARCAM). 5 militants sont désormais actifs sur le terrain pour soutenir cette organisation au quotidien et aider à la coordination internationale. Le réseau s'élargit et s'enrichit !

 

Moroccan organizers est né !

publié le 26 février 2015

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Le 21 février a eu lieu la première formation de la nouvelle équipe d’organisateurs locaux du ReAct au Maroc. Appropriation des méthodes de l’organizing, partage d’expériences, cette journée pose les bases d’une équipe solide pour appuyer les travailleurs précaires au Maroc. « Moroccan Organizers » est né. L’organisation se lance dans l’accompagnement des alliances transnationales en cours dans les centres d’appel et au sein de la firme ST Microelectronics, mais se concentrera aussi sur des problématiques locales, telles que l’organisation des travailleurs migrants et des travailleuses domestiques.
 


 

Accaparements des terres : Les paysans debout contre les arrestations accusent Bolloré de double jeu

publié le 28 janvier 2015

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Des paysans au Cambodge, en Sierra Leone, au Cameroun ont manifesté pour demander à Bolloré de mettre fin aux arrestations arbitraires par la Socfin des paysans qui réclament leurs droits face à l’entreprise. Ce nouveau conflit jette un froid sur les négociations ouvertes par Bolloré à Paris le 24 octobre dernier.
 

Lundi 5 janvier, au Liberia, six représentants des communautés locales victimes d’accaparements de terre par la Salala Rubber Corporation  (SRC) ont été arrêtés à la demande de l’entreprise. En réaction, les communautés camerounaises, cambodgiennes et sierra leonaises riveraines des plantations qui appartiennent également à la Socfin ont manifesté jeudi 15 janvier pour demander à Vincent Bolloré de respecter ses engagements en poussant la Socfin à privilégier le dialogue à la répression.

La SRC est une plantation du groupe Socfin, une holding contrôlée par Bolloré, actionnaire principal avec 38,7%. Le groupe possède d’autres plantations au Cameroun (Socapalm), en Côte d’Ivoire (SoGB), au Cambodge (KCD) ou en Sierra Leone (SAC). Partout, des conflits opposent les entreprises aux communautés locales qui contestent les extensions continues qui sont faites à leurs dépens. Les surfaces plantées des sociétés africaines de la Socfin sont ainsi passées de 87 303 à 108 465 ha entre 2011 et 2014.

Bolloré négocie sur le devant de la scène, Socfin réprime en coulisses


Pour tenter de résoudre ces conflits, le groupe Bolloré a accepté d’entamer un processus de négociation dont le 1er round a eu lieu à Paris le 24 octobre dernier avec les représentants des communautés des cinq pays. L’arrestation des six représentants libériens alors qu’ils étaient en discussion avec la direction de la SRC a provoqué un tollé. « Bolloré a pris nos terres et maintenant notre liberté » peut-on lire sur les banderoles déployées par la communauté Bunong au Cambodge, par les villageois camerounais ou les manifestants en Sierra Leone. « Il nous semble inacceptable que la tentative de résolution du conflit avancée à Paris le 24 octobre dernier soit ainsi bafouée par des responsables de l’entreprise peut-on lire dans la lettre adressée à Vincent Bolloré par Sare Tchrouin Ange, représentant ivoirien de l’Alliance internationale des riverains des plantations Socfin-Bolloré. Vous allez probablement encore invoquer la responsabilité de la Socfin, nous vous demandons d’assumer les vôtres. »

Accaparements des terres : Bolloré s’engage,
les communautés locales attendent maintenant les actes !

publié le 31 octobre 2014

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Vendredi 24 octobre, lors d’une négociation à Paris entre le groupe Bolloré et l’Alliance des communautés riveraines des plantations contrôlées par le groupe, des engagements ont été pris pour résoudre les conflits fonciers locaux.

Pour la première fois, une entreprise accusée d’accaparements des terres accepte une rencontre internationale avec les représentants des communautés affectées. Ce vendredi 24 octobre, le groupe Bolloré a reçu les représentants de l’Alliance des riverains des plantations Socfin-Bolloré à l’hôtel le Méridien à Paris. A l’issue d’une séance mouvementée, Marie Annick Darmaillac, secrétaire générale adjointe du groupe s’est engagée sur plusieurs points pour résoudre les conflits provoqués par les investissements fonciers de la Socfin, société luxembourgeoise dont Bolloré est l’actionnaire principal. L’absence des représentants de cette société, dont la présence était pourtant annoncée, a cependant semé le doute sur les intentions du groupe français qui se présentait jusque-là comme « facilitateur de dialogue » entre les deux parties.

Les surfaces plantées des sociétés africaines de la Socfin sont passées de 87 303 à 108 465 ha entre 2011 et 2014, soit une augmentation de 24%. Ces expansions provoquent de graves conflits avec les populations riveraines. Des milliers de villageois ont été expropriés en Sierra Leone, au Cameroun, au Cambodge, en Côte d’Ivoire et au Liberia. En 2013, les communautés locales ont constituées une alliance internationale avec l’appui de l’ONG française ReAct. Leurs représentants dénoncent les conditions d’acquisition de ces terres et le non-respect par les filiales de la Socfin des accords passés. « Les autorités publiques ont été corrompues. Les gens qui ne voulaient pas céder leurs terres ont été menacés. Ceux comme moi qui ont protesté ont été emprisonnés, explique Shiaka Musa Sama, représentant de des communautés de Malen en Sierra Leone. Mais nous qui avons été traités en criminels, nous sommes désormais considérés comme des interlocuteurs légitimes ». 
 

« Nous étions traités en criminels et nous sommes maintenant considérés comme des interlocuteurs légitimes »
 

Le groupe Bolloré a reconnu la demande de l’Alliance d’une expertise indépendante pour faire la lumière sur les conflits fonciers. Mais sur ce point comme sur la demande de l’alliance d’un échéancier pour les rétrocessions et les compensations prévues dans les accords passés, il attend la validation des dirigeants de la Socfin. Il s’est néanmoins engagé à lancer des espaces de négociation locale dans chaque pays et a accepté une nouvelle réunion internationale en 2015 pour faire le point sur les avancées effectives sur le terrain.
« La reconnaissance par le groupe Bolloré des principes et accords violés par la Socfin représente une première avancée, se félicite Shiaka Musa Sama. Ils doivent maintenant revenir vers nous avec les réponses de la Socfin, dans un délai d'un mois. Mais au-delà, si nous n'avons pas de réponses, nous organiserons de nouvelles manifestations dans les plantations des cinq pays de l’Alliance. (…)  Le dialogue engagé par Bolloré est toutefois encourageant et nous attendons désormais les actes.»

 


 

Première négociation internationale
entre le groupe Bolloré et les riverains de ses plantations

publié le 3 septembre 2014

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Le 24 octobre prochain les représentants des plantations de cinq pays (Cameroun, Cambodge, Côte d’Ivoire, Liberia, Sierra Leone) viendront en France pour une négociation transnationale avec le groupe Bolloré et sa filiale Socfin au nom de l’Alliance des Riverains des plantations.


La rencontre aura lieu au siège du groupe Bolloré à Paris la Défense, ce même endroit où il y a un an était livrée la lettre de revendication des riverains, jour de l’Assemblée générale du groupe et simultanément à la mobilisation coordonnée des riverains dans les différents pays.


Pour la première fois depuis l’émergence des contestations et le rassemblement des riverains sur la base de leurs conditions d’existence, le groupe Bolloré fera face aux représentants des cinq pays, jusque-là largement relayés au second plan par les médias et les syndicats locaux. Une première dans la bataille pour la justice, qui se déroulera le 24 octobre 2014.

 


 

Une nouvelle équipe d’organisateurs en Côte d’Ivoire

publié le 30 juin 2014

ReAct-CI

 

Le 19 mai dernier, 4 des nouveaux organisateurs composant l’équipe du ReAct en Côte d’Ivoire se rendaient à la SoGB et rencontraient les membres de l’organisation des riverains de la plantation : l’UVD-Union des Villages Déguerpis (photo ci-contre). Des temps de rencontre et de travail ont ainsi pu être organisés au cours des mois de mai et juin avec les différents acteurs concernés par la SoGB dans la région de Béréby, ainsi que la SCC à Aboisso.

Ces organisateurs du ReAct à Abidjan pourront soutenir de manière régulière les riverains et les travailleurs des plantations dans leur organisation collective et pour faire le lien avec leurs homologues dans les pays voisins. Les organisateurs locaux permettent ainsi un suivi continu des acteurs locaux et un appui solide au travail d’organisation mis en œuvre, ainsi qu’un relai sur le terrain de la coordination internationale.

La dynamique d’organisation des riverains de la SoGB continue et se renforce, avec notamment la préparation collective d’une future rencontre internationale avec les représentants du groupe Bolloré-Socfin à Paris.

Bienvenue à l’équipe du ReAct-CI !

 


 

Propriété publique : défense à Bolloré d'entrer !

publié le 15 mai 2014

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Les riverains des plantations Bolloré au Cambodge souhaitent protéger leur patrimoine contre les extensions de l’entreprise. Pour l’empêcher de planter des palmiers à huile sur le domaine d’un cimetière traditionnel, 400 paysans se sont réunis pour construire une barrière en béton. Le chantier participatif a duré trois journées, pour la 1ère action des villages de Bousra et Volyong réunis. Malgré l’ampleur de l’action, aucun des responsables de la Socfin ne s’est rendu sur place. "They were too afraid of people power", explique Neth leader de l’association des riverains.

 


 

Création du Bureau fédéral B2S Maroc

publié le 7 février 2014

Ce 5 février, les représentants des salariés marocains du groupe B2S se sont réunis au siège de l'Union Marocaine du Travail pour créer le "Bureau fédéral de B2S Maroc". Les salariés des trois entités du groupe B2S Maroc, Atlas, Maarif et Anfa ont fait le choix de s'unir pour défendre leurs droits. Ils ont opté pour un bureau fédéral commun qui représentera l'ensemble du personnel de b2s Maroc devant la direction générale du groupe et facilitera ainsi la communication transnationale avec les salariés mobilisés de B2S France.

 


 

Les Cambodgiens rejoignent l’alliance transnationale

publié le 4 janvier 2014

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Entre 2008 et 2010, la Socfin de Bolloré exproprie près de 12 000 ha de terres à l’est du Cambodge. Les paysans locaux qui cultivaient ces terres, se lancent alors dans une résistance acharnée : sabotage de pépinières, protestations, immobilisations de bulldozers... Du 26 novembre au 20 décembre 2013, une nouvelle mission du ReAct a lieu. La lutte des riverains et travailleurs cambodgiens pour la défense de leurs terres et l’amélioration de leurs conditions de travail a désormais rejoint celle des africains. Dorénavant, Camerounais, Libériens, Ivoiriens, Sierra Léonais et cambodgiens vont pouvoir unir leurs forces pour faire bouger Bolloré. Deux organisateurs volontaires locaux ont également été formés et permettront le renforcement de l’organisation locale et une coordination transnationale efficace. 

 


 

B2S : Alliance des téléopérateurs des deux rives

publié le 9 novembre 2013

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Du 06 au 08 novembre, syndicalistes français et marocains de B2S se sont retrouvés à Casablanca. Cette rencontre, officialisant l’alliance des salariés de B2S France et Maroc, ouvre la voie à un rééquilibrage du rapport de force avec la direction. Les salariés sont décidés à travailler ensemble pour l’amélioration des conditions de travail des téléopérateurs, où qu’ils soient. « Cette rencontre est le point de départ d’une grande collaboration » se réjouit Cherine, secrétaire générale du bureau syndical de B2S Anfa à Casablanca. Quant à Thierry, délégué syndical central de la CGT France,  il repart satisfait de cette rencontre qui a permis, selon lui, d’établir de véritables relations de confiance : « Au moins désormais, on sait à qui demander des infos. On sait qu’on a à faire à des gens motivés ». Une prochaine rencontre est déjà prévue courant décembre en France

 


 

Répression en Sierra Leone : Arrestation des paysans en lutte contre les accaparements de terre

publié le 29 octobre 2013

Villageois soutenant les membres de la Maloa arrêtés

Cinq militants de l'association MALOA (Malen Affected Land Owners Association) et un député qui contestent les acquisitions de terre menées par la Socfin ont été arrêtés et sont détenus en l'attente d’un procès, qui aura lieu le 15 novembre.

La SAC (Socfin Agricultural Company) détenue par la Socfin (dont le principal actionnaire contrôlant est le groupe Bolloré) s’est implantée sur 6500 ha de terres de la région de Malen en 2011 au détriment de 40 villages. Aujourd'hui, elle accuse ces personnes qui se battent contre l'accaparement de terres d’avoir détruit des plants de palmiers. Au vu de la faiblesse des preuves (un seul témoin visuel, en pleine nuit d’après le témoignage de l’avocat recueilli par Mediapart), l’opération ressemble fort à une tentative d’intimidation et de répression.

En effet, les membres de la Maloa s’étaient mobilisés avec les riverains des autres plantations industrielles détenues par la Socfin au Cameroun (Socapalm), en Côte d’Ivoire (SoGB) et au Libéria (SRC et LAC) lors de l'action transnationale du 5 juin dernier, tandis qu’une lettre signée par les représentants issus de ces différents pays étaient remise à Vincent Bolloré à l’occasion de l’assemblée générale du groupe.

« On cherche à nous faire taire, afin qu’on ne dise pas que Bolloré vole des terres. Nous sommes déterminés même si on sait que la Socfin continuera à faire pression et recourir à l’intimidation » explique le député local Shiaka Musa Sama, porte-parole de la Maloa poursuivi lui aussi.

Document pdf Communiqué de presse arrestation Maloa - octobre 2013 (611.3 K)

 

Première rencontre entre délégués français et marocains
de B2S en novembre

publié le 2 octobre 2013

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Le 5 novembre 2013, quatre délégués français de B2S se rendront au Maroc pour rencontrer leurs homologues marocains. Une nouvelle étape s'engage suite aux mobilisations coordonnées contre la répression et la violation de la liberté syndicale.

Au programme : partage des tactiques de lutte et de négociation. Objectif : connaître les pratiques de chacun et avancer vers des actions communes.

 


 

De nouveaux alliés : Worker Empowerment et les centres de travailleurs à Shenzen et Canton en Chine

publié le 15 septembre 2013

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Mao Chen a longtemps travaillé dans une usine de chaussures produisant des Vans. Menacé par la direction après ses activités d’organisation et de revendication, il travaille maintenant pour le Dagongzhe center, un centre social de travailleurs à Shenzhen. Avec ses collègues et le soutien de l’organisation Worker Empowerment basée à Hong-Kong, il organise les travailleurs, les appuie dans le choix des revendications et des tactiques pour faire plier l’employeur. « La plupart des entreprises ici sont des multinationales, explique Mao Chen, la solidarité entre travailleurs doit être aussi multinationale. Il y a beaucoup d’entreprises françaises ici qui ne respectent pas les droits des travailleurs : Edf, Carrefour, ARaymond, Oberthur… Nous souhaitons vraiment faire les liens avec les syndicats français de ces entreprises.»

Les entreprises multinationales françaises sont en effet nombreuses à être venues chercher en Chine de la main d’œuvre à bas prix et un marché prometteur. La récente publicité autour de la nouvelle usine Peugeot dans la banlieue de Shenzhen l’a illustré encore une fois, quelques mois après la lutte déterminée des salariés de l’usine PSA à Aulnay.

Mais l’image des travailleurs chinois acceptant les pires conditions de travail pour des salaires dérisoires a vécu. Depuis quelques années, les luttes se multiplient dans les multinationales implantées notamment dans la région de Shenzhen et Canton. Avec l’aide de Mao Chen et des autres militants là-bas, le ReAct entend bien donner de la résonnance et de l’ampleur à ces luttes.

 


 

Un relais parisien de l'alliance des riverains de Bolloré en Afrique

publié le 5 septembre 2013

Repar

Ils étaient là le 5 juin 2013 devant le siège de Bolloré le jour de l’assemblée générale des actionnaires pour porter la lettre commune des riverains à Vincent Bolloré. Congolais, Camerounais, militants français ou malgaches, ils avaient apporté bêches et râteaux pour planter le manioc dans la pelouse à Puteaux parce qu’ « il n’y a plus de terres disponibles dans leur pays après les accaparements de terres par les entreprises de la Socfin et Bolloré ». Suite à cette action, ils se sont organisés au sein du RePAR (Relais parisien des riverains des plantations) pour continuer le dialogue avec le groupe et relayer les revendications et actions menées en Afrique. Prochain rendez-vous le 9 octobre 2013 où les représentants du groupe Bolloré doivent annoncer les mesures prises pour satisfaire les revendications des paysans riverains.

 


 

Manifestations et blocages dans les plantations africaines, Vincent Bolloré reçoit les revendications à Paris

publié le 5 juin 2013

Bollore5juinAfrique

Dans trois pays d’Afrique, les riverains des plantations contrôlées par le groupe Bolloré ont organisé des manifestations simultanées le jour de l’AG des actionnaires. A Paris, Vincent Bolloré a reçu en mains propres la lettre de revendications portée par des ressortissants des pays concernés.

Blocages et occupations. Ce mercredi 5 juin, plusieurs centaines de villageois libériens occupent les terrains de la plantation SRC, des paysans et chefs traditionnels camerounais se sont rassemblés devant le siège de la Socapalm à Douala. Une manifestation de riverains a été bloquée par les FRCI (Forces Républicaines de Côte d’Ivoire) en Côte d’Ivoire alors qu’ils marchaient vers l’usine centrale et les bureaux de la direction. En Sierra Leone, la manifestation a été annulée pour raisons de sécurité. Ces différentes entreprises appartiennent à la holding luxembourgeoise Socfin, qui est contrôlée par le groupe Bolloré. Pour se hisser à l’échelle de la multinationale, ils ont décidé de coordonner leurs luttes.


"Qu'est-ce que j'ai fait de mal encore? " se demande Vincent Bolloré

Bollore5juinParis

A Paris, Vincent Bolloré est sorti personnellement de l’AG pour entendre les revendications. « Qu’est-ce que j’ai fait de mal ? » a-t-il demandé aux camerounais, ivoiriens et congolais venus manifester au siège du groupe. Les revendications sont similaires du Cameroun à la Sierra Leone. La première : protection de l’espace vital de 250 ha de terres cultivables autour des villages riverains pour les paysans locaux. Les surfaces plantées des sociétés africaines de la Socfin sont en effet passées de 87 303 à 99 683 ha en 2 ans. La seconde : compenser cette privation de terres par des services sociaux conformément aux conventions et baux concédés par les Etats africains. L’interdiction d’accès des riverains aux centres de santé de la Socapalm au Cameroun avait par exemple été un motif de soulèvements réguliers. « J’interviendrai personnellement sur tout ce que vous me racontez » a finalement affirmé le président du groupe.

Une négociation transnationale à venir ?

« Cette première action internationale n’est que le début. Nous sommes déterminés à faire respecter nos droits et M. Bolloré devra finir par l’entendre. (…) Nous demandons maintenant que soit organisée une négociation transnationale, avec des représentants des de riverains de tous les pays concernés » affirme Emmanuel Elong, porte-parole du Synaparcam, le syndicat des paysans riverains de la Socapalm au Cameroun.

 


Centres d'appel France-Maroc: 100% des salariés unis contre la répression syndicale, la direction recule  !

publié le 4 mai 2013

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Le 24 avril, dans le centre d’appel français B2S à Casablanca, tous les salariés arrivent avec un brassard à l’épaule. Cette mobilisation inédite a montré l’unité des salariés et la force croissante du nouveau syndicat présent sur le site. Deux jours plus tard, la direction recule et réintègre Sofia, la salariée menacée.

Le 22 avril dernier, la direction de B2S Anfa à Casablanca avait menacé une des membres du bureau syndical nouvellement créé. Mesure d’intimidation, répression arbitraire dont l’entreprise est familière, les salariés sont désormais organisés, et décidés à ne plus laisser passer ça.

« Cette journée du mercredi 24 avril restera sans doute gravée dans la mémoire des employés et de la direction de B2S Anfa » s’exclame Ayoub, représentant syndical. « Nous remercions aussi tous nos autres collègues des sites en France notamment de Roanne pour leur solidarité et leur soutien. Vive l'union des salariés de B2S !». Cette action, soutenue par les salariés militants de B2S Roanne, démontre la capacité de l’organisation transnationale des travailleurs à défendre les droits syndicaux bafoués.

L'action d'Anfa a fait tache d'huile. Des salariés de B2S Maarif, un autre site de l’entreprise à Casablanca, prévoient de déposer leur premier bureau syndical au siège de l'UMT, Union Marocaine du Travail, début mai.




Soutien de Non-Violence XXI

publié le 3 mai 2013

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Non-Violence XXI vient d'attribuer une subvention au ReAct concernant le projet d'alliance des riverains sur les conflits autour des plantations Socfin-Bolloré.

Cette association qui regroupe les principales organisations non-violentes françaises pour développer, en France et dans le monde, une véritable culture de non-violence.

 


 

Coordination stratégique des centres d'appel au Forum Social Mondial de Tunis

publié le 15 avril 2013

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L’alliance entre les syndicats en France, en Tunisie et au Maroc progresse. A Tunis, au FSM, des représentants des syndicats marocains, tunisiens et français ont travaillé sur les possibilités de coordination pour mieux défendre les salariés dans les centres d’appel présents dans les trois pays.

Le ReAct a mis en avant l’organisation menée avec B2S entre le Maroc et la France et sur Lasercontact en Tunisie et en France, deux entreprises françaises qui jouent de la concurrence entre les différents pays pour faire du dumping social. Tous les obstacles pour l’organisation de journées d’actions transnationales simultanées ne sont pas encore levés, mais les responsables syndicaux ont affirmé pour la première fois leur détermination à poursuivre cet objectif commun.

 


 

Soulèvement dans les plantations Socfin-Bolloré au Libéria: Les villageois réoccupent leurs terres

publié le 22 octobre 2012

réunion des riverains de la SRC

Au Liberia, les négociations reprennent avec la direction de la SRC suite à la mobilisation de masse des villageois dont les terres n’en finissent pas de diminuer sous la pression constante des extensions de la plantation d’hévéas. Près de 600 personnes ont investi pacifiquement les nouvelles extensions de la SRC et se sont réapproprié leurs terres pendant 3 jours, rappelant leurs droits à la direction. Le Directeur Général est venu en personne rencontrer les porte-parole des riverains.

 


 

Et Maintenant nos terres